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Chronique – Polar, noir et blanc

Qui a tué Heidi ? par Polar, noir et blanc

Chronique rédigée par Alexandra Beerli, chroniqueure à Polar, noir et blanc

Marc VOLTENAUER est né en 1973 à Genève d’une mère suédoise et d’un père allemand. Il a passé les vingt premières années de sa vie à Versoix au bord du lac Léman, en Suisse.

Durant son enfance et son adolescence, le foot et tout ce qui touchait à la théologie le passionnait.

Une carrière de footballeur au FC Bayern aurait pu être envisagée, mais est restée au stade de rêve de gosse. Marc VOLTENAUER s’est alors tourné vers sa deuxième vocation, celle de pasteur. Il baignait déjà dans cet univers peu commun pour un jeune adolescent,  grâce à son grand-père, évêque au sein de l’Église luthérienne en Suède.

C’est ainsi qu’après avoir obtenu sa maturité (baccalauréat en Suisse) au Collège Sismondi, il a entamé des études de théologie à l’université de Genève. Au cours de sa formation, il a commencé à travailler en tant que co-responsable d’un foyer d’étudiants aux Unions Chrétiennes de Genève. Sa licence en poche, il en devint le secrétaire général.

Au bout de 8 années, il décida de mettre sa carrière de pasteur entre parenthèses, et a opté pour un poste dans les Ressources humaines au sein de la Banque Cantonale de Genève. Il y restera 8 ans !

Un second tournant dans sa vie se profile, il a décidé de réaliser un rêve, celui de faire le tour du monde, accompagné de son compagnon.

A son retour, le monde de la pharmacie lui ouvre ses portes et il est à présent responsable adjoint au sein des pharmacies Sun Store.

C’est pile à ce moment là que l’aventure d’écrivain a germé.

Il a écrit :

2017 : « Qui a tué Heidi ? », Éditions Slatkine & Cie

2017 : « Le dragon de Muveran », Éditions Pocket

Dans « Qui a tué Heidi », le lecteur est constamment tenu en haleine, les pistes se dispersent laissant plusieurs suppositions possibles, mais toujours maniées avec une grande habileté.

Quel rapport peut-il y avoir entre des cadavres de pin up, un russe imposant au regard glacial venu passé quelques jours de vacances dans un chalet, des vaches la gorge tranchée, tout cela sur fond de paysages suisses ?

Comment un « tueur en série » peut-il être aussi désordonné ? Tant de questions que le lecteur se posera au fil de l’histoire, tant d’intrigues à dénouer …

Marc VOLTENAUER tourne l’histoire d’une main de maître qui ne vous laissera pas indifférent, tant vous voudrez connaître la suite.

Un auteur à découvrir !

J’ai eu la chance de le rencontrer au « Forum du Livre de Saint-Louis » en mai 2018. Il est vrai qu’il n’est qu’à son second livre, mais le premier offre déjà beaucoup de surprises. Qu’en sera t-il des suivants ?

Bonne lecture !

Chronique – Je lis des polars

Le Dragon du Muveran par Je lis des polars

Premier roman de l’auteur suisse Marc Voltenauer, Le Dragon du Muveranest publié par Les Éditions Plaisir de Lire en 2015 (qui continuent l’exploitation en Suisse), puis par Slatkine & Cie en 2016. L’intrigue se déroule dans le cadre pittoresque de Gryon, sur fond de vengeance. La quatrième de couverture en donne le fil rouge:

Le village de Gryon, dans les Alpes vaudoises, est en émoi: dans le temple gît un cadavre, nu, allongé sur la table sainte à l’image du Christ crucifié.

Immersion parfaite à Gryon

Au fil du récit, Marc Voltenauer parvient à décrire les caractéristiques d’un village de montagne où tout le monde connaît tout le monde. Les nouvelles vont plus vite que l’éclair, comme si les murs eux-mêmes parlaient. Soudain, les habitant·e·s du villages ne se font plus confiance et les secrets commencent à tomber.

La vie du village transparaît également dans la façon dont sont décrits les personnages. Plus qu’un nom, chacun a aussi une fonction qui lui colle à la peau. Entre le conseiller municipal, l’épicier, la pasteure, et les étrangers dans leur résidence secondaire, l’intrus devrait être immédiatement repéré.

Un tueur du passé

La structure du récit, oscillant entre le passé et le présent, permet de faire le lien entre les meurtres et le mobile du tueur se trouvant dans son passé. Les chapitres remontant dans le temps dessinent la personnalité et les souffrances endurées par « l’homme qui n’était pas un meurtrier ». On apprend à le connaître et à comprendre sa psychose alors qu’on le voit grandir à Gryon.

Trame religieuse

Je suis une lectrice fascinée par les manifestations religieuses dans les polars et les thrillers. J’ai particulièrement apprécié la trame religieuse dans Le Dragon du Muveran car elle est précise et justifiée. Les références bibliques laissées sur les victimes par le tueur ne le sont pas par hasard: elles concordent parfaitement avec la personnalité de ce dernier et avec le mobile des meurtres.

Par ailleurs, la religion est précisée. Il ne s’agit pas simplement d’invoquer un vague Christianisme; la différence entre les personnages protestants et catholiques est marquée. De plus, le culte protestant est décrit en détails de manière réaliste et convaincante.

Enfin, les références bibliques sont faites rigoureusement, les livres, chapitres, et versets sont détaillés pour chaque passage. La religion n’est donc pas un prétexte, mais bien un élément essentiel de l’histoire et du récit.

Concernant la phrase retrouvée sur le corps, j’ai trouvé, annonça-t-il avec un sourire satisfait. C’est en effet dans la Bible. Dans l’Évangile de Matthieu. Le chapitre 6. Les versets 22 et 23, pour être précis.

Dynamique genrée entre personnages chargés

Les personnages dans Le Dragon du Muveran sont très développés. L’auteur leur accorde beaucoup de place afin de les laisser s’exprimer à travers leurs pensées et leurs souvenirs. Bien que j’apprécie de connaître les protagonistes en profondeur, le rythme du polar en est ici parfois très ralenti au point que l’ennui menacerait presque de s’installer.

Andreas s’était servi un whisky pour accompagner son cigare. Un Ardbeg Uigeadail. L’étiquette mentionnait qu’il fallait le prononcer oog-a-dal. C’était le nom d’un lac qui alimentait la distillerie en eau de source et qui signifiait en gaélique lieu sombre et mystérieux.

Mon grand regret dans ce roman est la dynamique genrée des dialogues. Le personnage féminin sert souvent de béquille pour les lecteur·trice·s et se retrouve donc à poser toutes les questions auxquelles les personnages masculins répondent, étalant ainsi leur savoir sans limite. Ce côté sexiste est regrettable d’autant que les personnages masculins sont déjà un surnombre.

[…] Au microscope, j’ai pu identifier qu’une réaction cellulaire à la blessure a bien eu lieu.
— Un réaction cellulaire, kézako? demanda Karine.
[…] — Cela m’a immédiatement fait penser à un Thomas Appleton’s Swift’s Electrical Rifle.
— Un quoi? s’écria Karine, qui éprouvait de grandes difficultés avec la langue de Shakespeare.
— Un Taser, un pistolet à impulsions électriques. La plupart du temps, du fait de la faible intensité, l’effet Joule est moindre et ne provoque pas un échauffement suffisant pour laisser des traces visibles. […] — C’est quoi, l’effet Joule?
— Décidément, il faut tout vous expliquer…

Un roman prometteur

Malgré les quelques détails qui m’ont fait poser le livre pendant un long moment avant de le reprendre pour le terminer, Le Dragon du Muveran est un premier polar prometteur pour Marc Voltenauer.

Chronique Blog Polarmaniaque

Blog polarmaniaque, 08.02.2018 – 

Le blog polarmaniaque publie une chronique de « Qui a tué Heidi ?« . Lire la suite…

Chronique – Le domaine de Squirelito

Blog Le domaine de Squirelito, 27.12.17 –

Le blog Le domaine de Squirelito publie une chronique de « Qui a tué Heidi ?« .

« Une ascension aux multiples rebondissements avec chutes vertigineuses garanties. »

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Chronique – Domaine public

Domaine public, 15.11.17 –

Pierre Jeanneret, chroniqueur sur le site Domaine public, publie un commentaire après la lecture de « Qui a tué Heidi ?« .

 

« Quand psychopathologie sexuelle et mafia russe s’entremêlent dans les Préalpes vaudoises

Le deuxième polar de Marc Voltenauer est une réussite« 

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Chronique – Sur les traces de

Blog Sur les traces de, 07.11.17 –

Le blog « Sur les traces de » publie une chronique sur le Dragon du Muveran.

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Chronique – It’s raining readings

Blog It’s raining readings, 16.10.17 –

Le blog It’s raining readings publie une chronique de « Le Dragon du Muveran« . Lire la suite…

Chronique le Monde Fabuleux d’Audrey

Blog le Monde Fabuleux d’Audrey, 04.10.17 –

Le blog le Monde Fabuleux d’Audrey publie une chronique haute en couleurs de « Qui a tué Heidi ?« .

le Monde Fabuleux d'Audrey

 

Dans son dernier roman « Qui a tué Heidi ? », Marc Voltenauer entraîne le lecteur sur les chemins bucoliques des Alpes vaudoises. Une agréable promenade sur le fleuve des apparences, révélant petit à petit les failles des personnages.

Marc Voltenauer fait des Alpes vaudoises le décor de son intrigue. Tout en les décrivant avec une extrême délicatesse, l’auteur sème sur les bords du sentier les différents rouages de son histoire. Le lecteur, tel un randonneur, s’extasie devant la beauté de ces montagnes, sans voir au premier abord, les fissures de cette image bucolique.

Une fois la première brèche ouverte, l’inspecteur Andreas Auer, personnage décalé parmi les habitants du village de Gryon, enquête sur plusieurs évènements troublants. Deux histoires policières s’entremêlent pour dévoiler subtilement la véritable personnalité de certains protagonistes.

Un polar qui entoure habilement le lecteur de son manteau duveteux de non-dits et de secrets, cousu par le robuste fil du mal-être. Une ambiance noire, légèrement stressante, qui vous fera regarder les autres d’une autre manière !

Précédents

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