Un très bon roman policier au réalisme pointu, à lire !

« J’ai rencontré Marc Voltenauer au Livre sur les quais à Morges. Je ne le connaissais pas, mais les mots qu’il a choisis pour décrire son ouvrage lors d’une rencontre littéraire sur place m’ont totalement conquise.

En plus, c’est un vrai plaisir de découvrir un auteur suisse. Je me suis donc empressée d’aller acheter son livre, et bien m’en a pris, parce que j’ai adoré. »

Toute l’histoire se déroule dans Gryon, un lieu paisible des Alpes vaudoises avec pleine vue sur le Grand Muveran. Paisible ? Plus pour longtemps, car un odieux meurtre est commis : le corps d’un homme nu est retrouvé dans le temple, un couteau planté dans le cœur. L’inspecteur de police Andreas Auer est dépêché sur l’affaire et va se lancer dans un véritable bras de fer avec l’assassin, qui laisse des indices derrière lui et semble se jouer des enquêteurs. L’inspecteur pressent qu’il ne va pas s’arrêter là dans sa folie meurtrière, il va falloir faire vite, pour l’arrêter au plus vite.

L’enquête m’a beaucoup plu, elle est très bien ficelée et le rythme assez tranquille de la narration permet au lecteur de s’imprégner totalement de l’affaire. J’ai adoré le réalisme omniprésent, dans Le Dragon du Muveran, pas de portes défoncées pour interroger un suspect potentiel, non, il y a des règles, il faut un mandat, on ne fait pas n’importe quoi ! Et ça fait plaisir de voir le vrai visage de la police, qui doit se soumettre à tout un carcan réglementaire. Passionnant.

Le rythme choisi ainsi que le nombre de pages permettent de présenter les personnages en détail. Je dis souvent que je me suis attachée aux personnages, peut-être de façon un peu abusive, parce que je me suis rarement sentie aussi proche des protagonistes. Andreas Auer et son compagnon Mikaël Achard sont vite devenus des amis, je les suivais dans leurs recherches et j’avais très envie de partager une fondue et un bon verre de vin avec eux ! On sent que l’auteur a pris soin de décrire ses personnages et leur quotidien avec beaucoup de tendresse, et je pense que c’est aussi la raison pour laquelle je me suis autant prise d’affection pour eux.

J’aurais encore beaucoup de choses à dire, mais je pense que vous avez compris mon ressenti général : je suis conquise et je suis impatiente d’avoir la suite entre les mains. J’espère aussi que les petites idées sur la suite qui germent dans ma tête se réaliseront. Je me permets de rajouter deux petits détails : d’abord, si le nombre de pages vous fait peur, ne passez pas votre chemin, il ne s’agit en aucun cas de remplissage, mais d’une manière de s’imprégner de l’ambiance et de mieux connaître les personnages, on ne les « lit » pas, on les « vit », si je puis dire. Ensuite, si le côté de meurtre religieux vous rebute un peu, sachez qu’ici, tout est présenté de façon réaliste et on voit que l’auteur en connaît un rayon sur le sujet. Même si la recrudescence de romans où crimes et religion se marient me fatigue un peu, ce n’est absolument pas le cas ici ; c’est un élément fort du livre, qui sert parfaitement son rôle et qui m’a vraiment plu.

Cette fois, je crois avoir tout dit ! Je vous invite donc vivement à vous lancer dans l’aventure, à enquêter aux côtés d’Andreas et de Mikaël (et de Minus, leur Saint-Bernard de 80 kilos qui m’a fait sourire à chaque fois qu’il apparaît) et à découvrir les Alpes vaudoises, et plus généralement la Suisse.

J’espère vous avoir convaincus, je ne sais pas quoi faire de plus, haha.

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