« Ne vous attendez pas à ce qu’il vous réchauffe, ses meurtres légèrement gores comme ils se doivent, et la localisation de l’action dans les montagnes suisses, aussi charmantes soient-elles, vont vous glacer le sang. »

C’est avec plaisir que ce roman m’a accompagné pour les derniers jours de 2016 et pour le matin difficile du nouvel an de 2017.

Ne vous attendez pas à ce qu’il vous réchauffe, ses meurtres légèrement gores comme ils se doivent, et la localisation de l’action dans les montagnes suisses, aussi charmantes soient-elles, vont vous glacer le sang.

La style d’écriture et l’intrigue nous font penser à Camilla Läckberg. L’origine du mal est dévoilée au fur et à mesure du roman, en alternance avec l’enquête. Une enquête qui va lentement mais sûrement, qui propose au lecteur les mêmes éléments et indices qu’aux enquêteurs, qui peut ainsi mener sa propre enquête. L’auteur a donc eu l’intelligence d’être honnête avec son lecteur de ce point de vue.

L’écriture est simple, fluide, élégante et agréable à lire. Elle rend hommage à la splendeur des paysages et à ce pic de la région : le Murevan. Sans tomber dans le guide touristique, l’auteur distille d’ici-de-là le conte d’anecdotes de la région, de descriptions de lieux ou de spécialités culinaires. De même pour les concepts théologiques abordés dans le livre, l’auteur, lui-même diplômé en théologie, aborde le sujet de manière simple sans tomber dans un étalage de connaissances. Seules celles nécessaires à la compréhension des meurtres et à leur résolution sont données.

Enfin, je ne connaissais pas la maison d’édition Slatkine et Cie : je dois dire que le livre est impeccable, belle présentation, belle typographie, belle blancheur des pages, bonne résistance de la couverture…. mais un seul défaut. La publication française a cependant souffert d’une nouvelle mise en page et malheureusement certains mots coupés (comme « recher-che ») se retrouvent en plein milieu de ligne.

S’il connaît déjà un certain succès au pays des helvètes, je suis certain qu’il va le devenir en France,du moins le mériterait-il amplement.

Marc Voltenauer – Le dragon du Muveran