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Catégorie : Chroniques (page 1 of 12)

Andreas Auer semble bien parti pour s’instaurer comme un personnage incontournable du polar francophone.

Chronique de Qui a tué Heidi ? par Je lis des polars .

Deuxième roman de Marc Voltenauer, Qui a tué Heidi? signe le retour de l’inspecteur Andreas Auer dans ses enquêtes, plus ou moins légales, à Gryon. Le village de montagne s’anime à nouveau de nombreux soucis et secrets, dans une confusion que la police tentera d’éclaircir. La quatrième de couverture instaure le mystère:

Un politicien abattu à l’Opéra de Berlin, un tueur à gages en mission à Gryon, des fantasmes meurtriers dans le secret d’une chambre… L’inspecteur Andreas Auer reprend du service. Il entraîne Mikaël, son compagnon, dans un voyage sans retour, au plus noir de l’âme humaine.

Patience et suspense

Le suspense de ce polar tient dans la construction très patiente et calculée de l’intrigue. Pas de meurtre sanglant dès la première page; on sent plutôt la tension monter progressivement au fil du récit jusqu’à craquer. Tout s’enchaîne alors selon différents points de vue.

À l’instar du volume précédent, l’auteur nous donne accès aux pensées des protagonistes et antagonistes de manière à accentuer le suspense en prenant le·la lecteur·trice comme témoin. Cette structure aux multiples perspectives permet l’insertion de scènes plus lentes au cœur de l’intrigue afin d’en couper le rythme. La dynamique ainsi créée rend le roman à la fois irrésistible et respirable. Loin de l’ennui du premier tome de la saga Auer, Qui a tué Heidi? est parfaitement équilibré.

Des personnages incontournables

Marc Voltenauer fait briller des personnages complets, complexes, sensibles et vrais. On entre juste assez dans leur vie pour être amené·e à les soupçonner tour à tour. L’auteur brouille ainsi les pistes en glissant des détails communs dans les descriptions du tueur et des quatre potes qui incarnent la jeunesse gryonnaise et que l’on voit évoluer en parallèle de l’enquête. Le génie tient dans la manière de construire en même temps des protagonistes solides et un suspense grandissant par les interrogations qu’il fait naître.

LE TUEUR

Le tueur à gages est loin du cliché de la machine à tuer froide et sans émotions. Au contraire, il montre des émotions complexes éveillées par les situations, parfois inattendues, qu’il rencontre.

Les instruments à cordes étaient la pluie, qui tombait avec un rythme effréné, saccadé. Puis le tumulte des vents, le rythme qui s’accélérait, les trombones, les tubas, les cymbales, la grosse caisse. […]
Sous le masque de silicone qu’il avait enfilé pour être méconnaissable et qui commençait à lui donner chaud, Litso Ice fermait les yeux, extatique malgré la gêne.

Litso Ice est un de ses méchants que l’on voudrait qu’ils soient gentils. Malgré ses actions meurtrières, on s’y attache grâce à une écriture soignée et détaillée.

[…] supprimer cette vache, innocente par nature, lui avait donné pour la première fois des remords. Il avait tué Heidi. Certes, pas la petite fille sur l’alpage qu’il avait vu dans un film suisse en noir et blanc, mais il avait un peu le sentiment d’avoir tué un mythe.

L’HOMME AUX MULTIPLES VISAGES

L’auteur réutilise la parade mise en place dans son premier roman en appelant son antagoniste principal « l’homme qui s’enivrait du parfum de sa mère ». Les termes clés de sa personnalité instable apparaissent dans cette longue appellation: l’homme, l’ivresse (qui symbolise la perte de contrôle), le parfum, la mère. Par ailleurs, l’auteur fait preuve d’une grande sensibilité dans les descriptions de ce personnage troublé; le manque de jugement à l’égard du travesti et l’attention accordée aux détails de ses actions ne m’ont pas laissée indifférente.

Du tiroir de la coiffeuse, il sortit un rouge à lèvres, du fond de teint et du mascara. Il se maquilla avec soin. À force de répéter ces gestes, il avait acquis une dextérité certaine. Il ouvrit un écrin et saisit une boucle d’oreille. Il tourna légèrement la tête pour voir son profil dans le miroir. Et il l’accrocha. Puis la deuxième. […]
Il enleva délicatement le bouchon et versa quelques gouttes du précieux liquide sur son poignet. Il passa ensuite sa main sur le côté droit de son cou. Puis il fit de même sur le côté gauche.

ANDREAS AUER

Alors que Le Dragon du Muveran nous présentait un Andreas Auer sûr de lui, égocentrique et cassant avec sa collègue, on découvre dans Qui a tué Heidi? un Andreas Auer tourmenté. Sa part d’ombre se révèle petit à petit dans une enquête qui semble lui échapper. Le doute, la peur, la douleur l’assaillent au fil de ses erreurs et de ses maladresses.

Marc Voltenauer construit la personnalité de son protagoniste page après page, roman après roman. On apprend à le connaître, à souffrir avec lui, à espérer pour lui. À l’image d’un Jean-Baptiste Adamsberg dans les romans de Fred Vargas, Andreas Auer semble bien parti pour s’instaurer comme un personnage incontournable du polar francophone.

Bientôt la suite

Si, comme moi, vous en redemandez goulûment, sachez que la sortie du troisième roman de Marc Voltenauer, L’Aigle de sang, est prévue pour le 14 mars 2019. Vu la fin ouverte de Qui a tué Heidi?, on ne peut que trembler d’impatience à l’idée de connaître le dénouement et les nouveaux rebondissements dans la vie de l’inspecteur Andreas Auer et de son amoureux Mikaël Achard.

Un roman qui m’a tenue en haleine tout du long !

Une chronique de Qui a tué Heidi ? par Les lectures de Bill et Marie

Un roman qui m’a tenue en haleine tout du long ! 

Un roman inattendu qui entremêle éleveurs de vaches, tueur à gages soviétique, avocat pas très clair, couple gay dans un décor de cartes postales de chalets de montagne …

Des personnages troubles à souhaits, une enquête qui laisse le doute sur l’identité du coupable presque jusqu’au bout du roman alors qu’on sait tout de lui !  

Un style efficace, sans lourdeurs, qui sait ralentir quand il le faut (en particulier lorsque les héros se retrouvent auprès des vaches) , mais qui s’accélère lorsque l’action s’emballe …

Des personnages bien campés ; des héros attachants … 

Bref, j’ai déjà commandé le premier roman de l’auteur qu’il aurait mieux valu que je lise avant celui-là ! 
Un auteur à suivre impérativement ! 

Un pur bonheur

Une chronique de Lecture de Sam sur Qui a tué Heidi

Dans la lignée du 1er roman, Le dragon de Murevan, on reste dans les alpes vaugoises, region de l’auteur. L’histoire est rendement menée. Au debut on se pose des questions sur les différents elements de l’histoires, on se demande ce que cela a avoir avec l’histoire qui nous occupe, et surtout le meurtre. Au fur et a mesure les elements s’imbrique les uns dans les autres et cela devient un pur bonheur de lire ce genre d’histoire. Ajoutez à cela, le fait que cela se passe dans les alpes, et vous vous plongez alors complètement dedans, vous avez l’impression de ne faire plus qu’un avec le livre. Un vrai décor de cartes postales de chalets de montagne …

Bon j’arrête-la, mes courbettes sur le livre et je vous laisse découvrir vous-meme.

Chronique – Polar, noir et blanc

Qui a tué Heidi ? par Polar, noir et blanc

Chronique rédigée par Alexandra Beerli, chroniqueure à Polar, noir et blanc

Marc VOLTENAUER est né en 1973 à Genève d’une mère suédoise et d’un père allemand. Il a passé les vingt premières années de sa vie à Versoix au bord du lac Léman, en Suisse.

Durant son enfance et son adolescence, le foot et tout ce qui touchait à la théologie le passionnait.

Une carrière de footballeur au FC Bayern aurait pu être envisagée, mais est restée au stade de rêve de gosse. Marc VOLTENAUER s’est alors tourné vers sa deuxième vocation, celle de pasteur. Il baignait déjà dans cet univers peu commun pour un jeune adolescent,  grâce à son grand-père, évêque au sein de l’Église luthérienne en Suède.

C’est ainsi qu’après avoir obtenu sa maturité (baccalauréat en Suisse) au Collège Sismondi, il a entamé des études de théologie à l’université de Genève. Au cours de sa formation, il a commencé à travailler en tant que co-responsable d’un foyer d’étudiants aux Unions Chrétiennes de Genève. Sa licence en poche, il en devint le secrétaire général.

Au bout de 8 années, il décida de mettre sa carrière de pasteur entre parenthèses, et a opté pour un poste dans les Ressources humaines au sein de la Banque Cantonale de Genève. Il y restera 8 ans !

Un second tournant dans sa vie se profile, il a décidé de réaliser un rêve, celui de faire le tour du monde, accompagné de son compagnon.

A son retour, le monde de la pharmacie lui ouvre ses portes et il est à présent responsable adjoint au sein des pharmacies Sun Store.

C’est pile à ce moment là que l’aventure d’écrivain a germé.

Il a écrit :

2017 : « Qui a tué Heidi ? », Éditions Slatkine & Cie

2017 : « Le dragon de Muveran », Éditions Pocket

Dans « Qui a tué Heidi », le lecteur est constamment tenu en haleine, les pistes se dispersent laissant plusieurs suppositions possibles, mais toujours maniées avec une grande habileté.

Quel rapport peut-il y avoir entre des cadavres de pin up, un russe imposant au regard glacial venu passé quelques jours de vacances dans un chalet, des vaches la gorge tranchée, tout cela sur fond de paysages suisses ?

Comment un « tueur en série » peut-il être aussi désordonné ? Tant de questions que le lecteur se posera au fil de l’histoire, tant d’intrigues à dénouer …

Marc VOLTENAUER tourne l’histoire d’une main de maître qui ne vous laissera pas indifférent, tant vous voudrez connaître la suite.

Un auteur à découvrir !

J’ai eu la chance de le rencontrer au « Forum du Livre de Saint-Louis » en mai 2018. Il est vrai qu’il n’est qu’à son second livre, mais le premier offre déjà beaucoup de surprises. Qu’en sera t-il des suivants ?

Bonne lecture !

Chronique – Je lis des polars

Le Dragon du Muveran par Je lis des polars

Premier roman de l’auteur suisse Marc Voltenauer, Le Dragon du Muveranest publié par Les Éditions Plaisir de Lire en 2015 (qui continuent l’exploitation en Suisse), puis par Slatkine & Cie en 2016. L’intrigue se déroule dans le cadre pittoresque de Gryon, sur fond de vengeance. La quatrième de couverture en donne le fil rouge:

Le village de Gryon, dans les Alpes vaudoises, est en émoi: dans le temple gît un cadavre, nu, allongé sur la table sainte à l’image du Christ crucifié.

Immersion parfaite à Gryon

Au fil du récit, Marc Voltenauer parvient à décrire les caractéristiques d’un village de montagne où tout le monde connaît tout le monde. Les nouvelles vont plus vite que l’éclair, comme si les murs eux-mêmes parlaient. Soudain, les habitant·e·s du villages ne se font plus confiance et les secrets commencent à tomber.

La vie du village transparaît également dans la façon dont sont décrits les personnages. Plus qu’un nom, chacun a aussi une fonction qui lui colle à la peau. Entre le conseiller municipal, l’épicier, la pasteure, et les étrangers dans leur résidence secondaire, l’intrus devrait être immédiatement repéré.

Un tueur du passé

La structure du récit, oscillant entre le passé et le présent, permet de faire le lien entre les meurtres et le mobile du tueur se trouvant dans son passé. Les chapitres remontant dans le temps dessinent la personnalité et les souffrances endurées par « l’homme qui n’était pas un meurtrier ». On apprend à le connaître et à comprendre sa psychose alors qu’on le voit grandir à Gryon.

Trame religieuse

Je suis une lectrice fascinée par les manifestations religieuses dans les polars et les thrillers. J’ai particulièrement apprécié la trame religieuse dans Le Dragon du Muveran car elle est précise et justifiée. Les références bibliques laissées sur les victimes par le tueur ne le sont pas par hasard: elles concordent parfaitement avec la personnalité de ce dernier et avec le mobile des meurtres.

Par ailleurs, la religion est précisée. Il ne s’agit pas simplement d’invoquer un vague Christianisme; la différence entre les personnages protestants et catholiques est marquée. De plus, le culte protestant est décrit en détails de manière réaliste et convaincante.

Enfin, les références bibliques sont faites rigoureusement, les livres, chapitres, et versets sont détaillés pour chaque passage. La religion n’est donc pas un prétexte, mais bien un élément essentiel de l’histoire et du récit.

Concernant la phrase retrouvée sur le corps, j’ai trouvé, annonça-t-il avec un sourire satisfait. C’est en effet dans la Bible. Dans l’Évangile de Matthieu. Le chapitre 6. Les versets 22 et 23, pour être précis.

Dynamique genrée entre personnages chargés

Les personnages dans Le Dragon du Muveran sont très développés. L’auteur leur accorde beaucoup de place afin de les laisser s’exprimer à travers leurs pensées et leurs souvenirs. Bien que j’apprécie de connaître les protagonistes en profondeur, le rythme du polar en est ici parfois très ralenti au point que l’ennui menacerait presque de s’installer.

Andreas s’était servi un whisky pour accompagner son cigare. Un Ardbeg Uigeadail. L’étiquette mentionnait qu’il fallait le prononcer oog-a-dal. C’était le nom d’un lac qui alimentait la distillerie en eau de source et qui signifiait en gaélique lieu sombre et mystérieux.

Mon grand regret dans ce roman est la dynamique genrée des dialogues. Le personnage féminin sert souvent de béquille pour les lecteur·trice·s et se retrouve donc à poser toutes les questions auxquelles les personnages masculins répondent, étalant ainsi leur savoir sans limite. Ce côté sexiste est regrettable d’autant que les personnages masculins sont déjà un surnombre.

[…] Au microscope, j’ai pu identifier qu’une réaction cellulaire à la blessure a bien eu lieu.
— Un réaction cellulaire, kézako? demanda Karine.
[…]
— Cela m’a immédiatement fait penser à un Thomas Appleton’s Swift’s Electrical Rifle.
— Un quoi? s’écria Karine, qui éprouvait de grandes difficultés avec la langue de Shakespeare.
— Un Taser, un pistolet à impulsions électriques. La plupart du temps, du fait de la faible intensité, l’effet Joule est moindre et ne provoque pas un échauffement suffisant pour laisser des traces visibles. […]
— C’est quoi, l’effet Joule?
— Décidément, il faut tout vous expliquer…

Un roman prometteur

Malgré les quelques détails qui m’ont fait poser le livre pendant un long moment avant de le reprendre pour le terminer, Le Dragon du Muveran est un premier polar prometteur pour Marc Voltenauer.

Chronique – Booksandpics

Le Dragon du Muveran par Booksandpics

La vie pourrait être si paisible dans le petit village de Gryon…Mais la découverte d’un cadavre dans le temple et sa mise en scène laissent présager une enquête bien complexe pour l’inspecteur Andreas Auer. A travers ce premier roman, Marc Voltenauer nous fait plonger dans un huis clos où la symbolique des actes prend tout son sens. La trame est extrêmement bien construite. L’auteur, au delà du suspense lié à l’enquête, n’hésite pas non plus à nous faire découvrir la vie de ce petit village vaudois pour mieux nous faire plonger au coeur du récit. J’ai beaucoup aimé la description et le développement de ses personnages. « Le dragon du Muveran » mérite certainement le détour et a tout les atouts d’un excellent thriller. Je recommande vivement!

Chronique – L’atelier de Litote

Qui a tué Heidi ? par L’atelier de Litote

Quel plaisir de retrouver le couple que forme Andréas et Mickaël, inspecteur et journaliste, un duo  de choc. J’apprécie toujours la normalité de ce couple homosexuel  si  bien décrite dans leur fonctionnement.  Nous retrouvons le petit village de Gryon sous les projecteurs. Andréas est suspendu et forcé à prendre quelques semaines de repos se retrouve à faire «  le fermier » auprès de son ami Antoine. On découvre une bande de copains  tous plus ou moins bancals affectifs,  un tueur à gage venu de l’Est et des meurtres qui s’enchaînent, même les vaches sont en danger.  J’ai  bien accroché à ces deux enquêtes menées de mains de maître par Andréas aidé de Mickaël et celle de Karine et son équipe. On retrouve les personnages rencontré dans Le dragon du Muveran et on va ici en apprendre un peu plus sur Andréas mais pas encore assez à mon goût mais je saurai être patiente au vu du final, il y a l’espoir d’une suite. C’est toujours un plaisir de découvrir le petit nom donné au tueur ici : « celui qui s’enivrait du parfum de sa mère ». Je crois que cela va devenir comme une signature de l’auteur après  «  l’homme qui n’était pas un meurtrier ». J’ai aimé  aussi celui de Mangiafuoco …celui qui tire les ficelles. J’ai adoré me faire avoir comme une bleue et me faire mener par le bout du nez  car même si je pensais avoir cerné le coupable, j’étais à côté de la plaque, heureusement que je ne suis pas flic. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, les chapitres sont courts et rythmés et nous ballottent entre enquêteurs, tueurs et victimes sur fond de scandale immobilier et  de jalousie entre éleveurs. Beaucoup de rebondissements et puis arrivé au deux tiers du livre c’est le gros coup dur, nous entrons dans une partie beaucoup plus intime et pleine d’émotions. Ici il va falloir payer de sa personne pour continuer à vivre.

Un excellent thriller suisse, véritable ethno polar qui dépayse, et booste comme jamais.

Bonne lecture.

Chronique – L’atelier de Litote

Le Dragon du Muveran par L’atelier de Litote

Une échappée belle en Suisse dans les Alpes vaudoises c’est ce que nous propose ce premier roman de Marc Voltenauer.  Nous allons découvrir le très typique et charmant petit village de Gryon où rien ne vas plus. En effet on vient de découvrir un cadavre nu, supplicié dans le Temple.  L’inspecteur Andréas Auer va enquêter avec intérêt d’autant plus qu’il est lui-même un habitant de Gryon avec l’aide de son compagnon Mikaël Achard journaliste. C’était super de voir ce couple gay dans leurs interactions, la tendresse en plus, c’est suffisamment rare pour être mentionné. Un couple pour qui tout va bien , pas d’épreuves homophobes à subir  et une vie douce rythmée par des bons petits plats, des grands crus et des cigares fabuleux. Au fur et à mesure de ma lecture j’avais l’impression d’entrée dans l’intimité de l’auteur. Ici le rythme est cool pas de coups de speed et une lecture  confortable où j’ai pu prendre mon temps pour découvrir les différentes facettes des nombreux personnages du village. J’ai aimé le jeu de la temporalité avec les retours en arrière du tueur nommé, « l’homme qui n’était pas un meurtrier », j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour ce personnage complexe et dont la psychologie est grandement étayée  les références  à la religion. J’ai été surprise de ne pas être rebutée par toutes les références bibliques qui je trouve, sont très bien amenées et ajoutent sens et compréhension à l’intrigue. J’aurai voulu sentir plus de peur, d’angoisse et de suspicion à l’intérieur même du village car l’intrigue et le thème de la vengeance sont très porteurs. J’ai pris beaucoup de plaisir à toutes les explications « scientifiques »de Doc  le médecin légiste, on apprend à tout âge. En conclusion  je dirai que même si le scénario reste classique, la mécanique est bien huilée et  que je n’ai pas pu résister à cette série de meurtres, de secrets d’enfance, de non dits  et un tueur  psychopathe qui reste un des plus attachants que j’ai connu. Une histoire de vengeance extrêmement bien ficelée, j’ai été  happée du début à la fin sur plus de 600 pages, je dis bravo  et j’en redemande … Ma prochaine lecture sera Qui a tué Heidi ? Bonne lecture

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