par Virginie du blog Avec pananche

Comme il fait bon lire des polars écrit par un Suisse romand! Comparé par les médias à la crème de la littérature scandinave, référence du genre depuis quelques années, Marc Voltenauer peut être fier. Lui qui se destinait à la prêtrise a, heureusement pour nous, changé de vocation pour écrire des thrillers.

Il m’est difficile de vous en parler sans trop en dévoiler… Amis vaudois, l’intrigue se passe sur vos terres, plus précisément à Gryon. Le corps d’un homme est retrouvé en position de croix dans le temple de Gryon. Un couteau est planté sans son coeur et ses yeux ont été ôtés. Crime satanique? Vengeance? Meurtre unique? Une équipe de la police, dirigée par Andreas Auer, s’installe à Gryon et se met en chasse du meurtrier.

Bien loin des clichés du flic bourru, l’inspecteur Andreas Auer est gay, cultivé voire raffiné et s’appuie volontiers sur son compagnon journaliste pour l’aider dans son enquête. Cerise sur le gâteau, ils possèdent un Saint-Bernard, prénommé Minus (cela ne s’invente pas), mon chien préféré. Il va déterrer de vieux secrets du village pour mettre la main sur le coupable. La trame peut s’avérer classique mais cela fonctionne.

Le récit se veut haletant et le style facile à lire et direct. Certains passages de l’intrigue, notamment ceux en alternance concernant l’enfance du tueur, permettent de nous mettre sur de fausses pistes. Je me permettrai une critique sur le dénouement; l’intervention de l’agent du FBI, ami d’Andreas Auer, et ses révélations concernant une certaine enquête. Cela m’a paru un peu tirer par les cheveux.

Je suis très bon public de ce genre d’ouvrage. Qu’une hâte! Lire Qui a tué Heidi?, son second roman. Et longue vie au polar suisse!